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Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté, doit commencer par leur garantir l’existence.  Léon Blum (1872 – 1950)

 

Prologue

Suite à la publication de mon texte « Déconfiture » sur certains sites, j’ai ressenti à la lecture de quelques commentaires de nos concitoyens que certains d’entre-eux, n’arrivaient pas à se départir de ces vieux réflexes tribaux archaïques du cliquetis et des bruits de bottes…

Comme si on était tenu devant la force, d’opposer nécessairement le même type de force ! On n’affronte pas son ennemi juste avec des ressentiments mais en dressant tout d’abord, un état des lieux rigoureux suivi d’un sévère réquisitoire dans ses propres rangs…

Dans une joute pugilistique, la force du vainqueur se trouve dans la faiblesse du vaincu ! Ensuite, il ne s’agit nullement de disserter sur les raisons de nos errements politiques mais de trouver les voies qui pourraient nous aider à les contourner efficacement !

Dans certains pays limitrophes, les gens sont conditionnés dès l’enfance, à reconnaître l’empreinte sacrée de ceux qui les dirigent…Ce matraquage est systématique. On passe alors de l’adulation à la vénération…

En Algérie, tout a commencé depuis 1962 où l’un des cinq détenus historiques à tenter de s’identifier au courant messaliste ! Ensuite, le « sursaut révolutionnaire de 1965″, après cette gestation forcée de trois ans, a mis bas un nouveau régime issu de la force et du complot, par la grâce du forceps ! Il s’agissait dès lors de conditionner graduellement cette population encore commotionnée par tant d’évènements…
La transition de l’autorité établie à l’autorité de tutelle s’est opérée tacitement !
Il fallait simplement changer le décor ! En plus des corps constitués, tous les fonctionnaires devaient porter une tenue réglementaire et une casquette ! (Sonelgaz, Rsta, chauffeur de taxis…) La mutation s’est alors faite en douceur. De colonisés, nous sommes devenus soumis à l’ordre établi.
Une séquestration programmée…à ciel ouvert !
C’est le psychiatre américain F. Ochberg qui a défini en 1978, le syndrome de Stockholm, suite à un hold up manqué en août 1973, de la banque du Crédit suédois. Ce curieux phénomène psychique, incitait les victimes à sympathiser par empathie, avec leurs ravisseurs ! Le syndrome d’Algérie est passé inaperçu ! La crainte s’est progressivement installée et la propagande alimentée par les services spécialisés a fait le reste…

Comment un mort peut-il encore avoir peur… de la mort ?

Durant les élections présidentielles, j’avais demandé à un parent retraité, son avis sur ce vote ! Il m’a expliqué que ce qui l’intéressait au plus haut point, c’était d’avoir un petit cachet avec la mention « A VOTE » sur sa carte d’identité !
Pour le reste, disait-il le président restera président ! Nous avons l’habitude…
A quoi va te servir ce tampon sur ta carte d’identité ?
Ben, voyons si j’ai besoin d’un extrait de naissance à l’APC (mairie) tu sais bien que sans la carte de vote, ils refuseraient de me le délivrer ?! A quoi bon m’exposer ainsi inutilement ! Au fil du temps, l’algérien est devenu méfiant !
Un raisonnement système et une logique populaire !
Écoute, lui dis-je, ta voix est une arme !

Le vote est un DROIT pas un devoir !

Si tu vois que le vote est réglementairement limpide, tu peux donner ta voix à X ou à Y ou ne la donner à personne (Bulletin Nul) ! S’il y a des doutes, tu t’abstiens…

Regarde par exemple le vote du jeudi 16 février 2012, à l’Assemblée générale de l’ONU où l’Algérie s’est abstenu lors de l’adoption d’un texte condamnant la répression en Syrie ce qui peut être interprété comme un soutien discret au régime assassin de Damas ! Cela engage l’état algérien et non le peuple algérien…

Qui a parlé d’instruction civique ?

Deux journalistes, Bob Woodward et Carl Bernstein du Washington Post avaient provoqué le 9 août 1974, la chute de Richard Nixon, le 37e président des États-Unis, suite au scandale du Watergate…

La démocratie ne s’importe pas ! Elle se construit…

On doit accepter l’autre avec ses contradictions et ses différences !
Elle est spécifique à chaque nation.
Les états unis en adoptant le 25 octobre 2001, La loi baptisée USA Patriot Act venaient de légaliser l’arbitraire !
C’est dans véritable contexte de terreur politique que l’administration Bush venait d’empiéter sur les libertés individuelles…
Donc au nom de la lutte antiterroriste, on institue une autre terreur !
La voie est ainsi, ouverte à tous les dépassements !
Les mécanismes démocratiques, tels que les procédures qui prévoient qu’en cas de mécontentement le peuple puisse renvoyer ses représentants (procédure d’empechment au USA par exemple) ou le référendum d’initiative populaire sont une chimère dans tous les pays du Sud !

Nous ne le répèterons jamais assez ! Ceux qui sont au pouvoir sont des algériens comme nous ! Ce sont nos frères, qu’ils soient du Sud ou du Nord ! Qu’on se le dise…

Nous n’avons aucun complexe à le dire ! Nous ne sommes pas régionalistes ! L’Algérie est Une et Indivisible ! Ce n’est pas un slogan !

Le populisme, la langue de bois et le slogan du nationalisme étriqué, ne feront pas avancer le débat sur la démocratie en Algérie…

Ce qui fait aujourd’hui, la force des Usa, de la Chine par exemple c’est, cet extraordinaire brassage des différents groupes ethniques…
Nous parlons ici :

- De justice !
- De démocratie !
- De libertés individuelles !
- De répartition équitable des richesses !
- D’une saine gestion des ressources naturelles nationales !
- De souveraineté nationale !
- De transparence…

Ces revendications sont légitimes ! L’Algérie appartient aux algériens !
Nous devons avoir un droit de regard, impérativement ! Nul ne doit être au dessus des lois ! Si aujourd’hui, nos dirigeants semblent imbus de cette légitimité historique, c’est tout à leur honneur mais qu’elle soit au moins orientée vers le bien être, de ce valeureux et vaillant peuple d’Algérie !

Pourquoi, ceux qui ont fait la Révolution de l’Histoire ne veulent-ils pas écrire l’Histoire de la Révolution ?

Nous sommes aujourd’hui pleinement conscients, que tout est fait pour que leurs enfants, soient les futurs dirigeants de nos propres enfants ! C’est à la mode !

Mais ce qui est sûr aujourd’hui, ne le sera pas fatalement demain ! L’histoire est là !
Vos enfants seront peut être beaucoup plus cyniques que vous et nos enfants seront…moins patients que nous !

 

 

Kamel 3 mai 2009

 

 

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Une aventure qui tourne au drame ! 

Une famille complètement décimée…
Sur treize membres dix (10), sont morts tragiquement !
Seif El Islam aux mains des insurgés, pourrait subir le même sort…
On ignore, ce qu’est devenue la première femme de Kadhafi !
Sâadi réfugié au Niger, est susceptible d’extradition…

Les enfants de Kadhafi sont tous décédés de mort violente !

Il a tout perdu…

Le pouvoir, mais à quel prix ?

En politique, seul l’intérêt prime !
L’ami d’aujourd’hui peut facilement se transformer en un ennemi irréductible…

Si on s’amusait à répertorier les tares de tous les gouvernants, Kadhafi ne serait sûrement pas celui qui aurait eu, la palme d’or !

Des Causcescu et des pseudos Staline à la pelle…

Ce ne sont pas des enfants de cÅ“ur !  Ils ont tous du sang sur les mains…

A quel moment, devient-on dictateur ?

Pourquoi arrivés au pouvoir,  ils se croient « indispensables » ?

Pourquoi la femme d’un président que personne n’a élu, fait de la politique dans des activités caritatives et culturelles ? Puis sa progéniture prend le relais...

Et l’affaire devient vite familiale !

Qui les a désignés ?

En un tour de main, ils font main basse sur tout ce qui bouge aux alentours !
Personne ne peut désormais s’opposer à la naissance d’une bourgeoisie compradore…

 

===> Certains affirment avec conviction,  à tort ou à raison que la jeune Hannah, la fille adoptive de Feu Kadhafi,  n’était pas morte lors des frappes US contre le campement bédouin du défunt guide libyen en 1986 ! D’après eux, elle travaillait dans un hôpital en tant qu’infirmière…

Aujourd’hui, et même si cela se confirmait, personne ne sait exactement où elle se trouve !

Hannah

 

Puis, faut-il le signaler ? Même si le contraire s’avérait juste, on aurait accepté l’idée de sa mort puisque un simple « pétard » aurait suffi à tuer une petite enfant abritée sous une tente quelque part dans le désert libyen…

Mais là, où il y a maldonne, c’est quand on nous parle de la mort de Seïf El Arab et de sa femme ainsi que ses trois nièces et neveux dans le « bunker » (le QG de Kadhafi) dans le quartier de Bab El Azizia à Tripoli ce samedi, dans la nuit du 30 avril au 1er mai !!!

On se demande quel est le type d’armement qui a été utilisé contre cette forteresse ?  Pour la coalition, la Libye est une véritable aubaine. Un champ d’expérimentation inespéré ! Qui peut vraiment contrôler cette boucherie ? De la chair à canon, bon marché !
Pauvre libye…
 

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 Copie du texte intégral de l’appel adressé au peuple Algérien le 1er Novembre 1954, imprimé dans la nuit du 26 au 27 octobre 1954, sous la supervision du grand maquisard Ali ZAMOUM  à Ighil Imoula, un village situé en Kabylie.
 
GLOIRE A NOS MARTYRS
 
Appel au peuple algérien
 
PEUPLE ALGÉRIEN, MILITANTS DE LA CAUSE NATIONALE
 
A vous qui êtes appelés à nous juger (le premier d’une façon générale, les seconds tout particulièrement), notre souci en diffusant la présente proclamation est de vous éclairer sur les raisons profondes qui nous ont poussés à agir en vous exposant notre programme, le sens de notre action, le bien-fondé de nos vues dont le but demeure l’indépendance nationale dans le cadre nord-africain. Notre désir aussi est de vous éviter la confusion que pourraient entretenir l’impérialisme et ses agents administratifs et autres politicailleurs véreux.
 
Nous considérons avant tout qu’après des décades de lutte, le mouvement nationale a atteint sa phase de réalisation. En effet, le but d’un mouvement révolutionnaire étant de créer toutes les conditions d’une action libératrice, nous estimons que, sous ses aspects internes, le peuple est uni derrière le mot d’ordre d’indépendance et d’action et, sous les aspects extérieurs, le climat de détente est favorable pour le règlement des problèmes mineurs, dont le nôtre, avec surtout l’appui diplomatique de nos frères arabo-musulmans. Les événements du Maroc et de Tunisie sont à ce sujet significatifs et marquent profondément le processus de la lutte de libération de l’Afrique du Nord. A noter dans ce domaine que nous avons depuis fort longtemps été les précurseurs de l’unité dans l’action, malheureusement jamais réalisée entre les trois pays.
 
Aujourd’hui, les uns et les autres sont engagés résolument dans cette voie, et nous, relégués à l’arrière, nous subissons le sort de ceux qui sont dépassés. C’est ainsi que notre mouvement national, terrassé par des années d’immobilisme et de routine, mal orienté, privé du soutien indispensable de l’opinion populaire, dépassé par les événements, se désagrège progressivement à la grande satisfaction du colonialisme qui croit avoir remporté la plus grande victoire de sa lutte contre l’avant-garde algérienne.
 
L’HEURE EST GRAVE !
 
Devant cette situation qui risque de devenir irréparable, une équipe de jeunes responsables et militants conscients, ralliant autour d’elle la majorités des éléments encore sains et décidés, a jugé le moment venu de sortir le mouvement national de l’impasse où l’ont acculé les luttes de personnes et d’influence, pour le lancer aux côtés des frères marocains et tunisiens dans la véritable lutte révolutionnaire. Nous tenons à cet effet à préciser que nous sommes indépendants des deux clans qui se disputent le pouvoir. Plaçant l’intérêt national au-dessus de toutes les considérations mesquines et erronées de personnes et prestige, conformément aux principes révolutionnaires, notre action est dirigée uniquement contre le colonialisme, seul ennemi et aveugle, qui s’est toujours refusé à accorder la moindre liberté par des moyens de lutte pacifique. Ce sont la, nous pensons, des raisons suffisantes qui font que notre mouvement de rénovation se présente sous l’étiquette de FRONT DE LIBÉRATION NATIONALE, se dégageant ainsi de toutes les compromissions possibles et offrant la possibilité à tous les patriotes algériens de toutes les couches sociales, de tous les partis et mouvements purement algériens, de s’intégrer dans la lutte de libération sans aucune autre considération. Pour préciser, nous retraçons ci-après, les grandes lignes de notre programme politique :
BUT : L’Indépendance nationale par :
1) La restauration de l’Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques.
2) Le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions.
 
OBJECTIFS INTÉRIEURS :
1) Assainissement politique par la remise du mouvement national révolutionnaire dans sa véritable voie et par l’anéantissement de tous les vestiges de corruption et de réformisme, cause de notre régression actuelle.
2) Rassemblement et organisation de toutes les énergies saines du peuple algérien pour la liquidation du système colonial.
 
OBJECTIFS EXTÉRIEURS :
- Internationalisation du problème algérien.
- Réalisation de l’Unité nord-africaine dans le cadre naturel arabo-musulman.
- Dans le cadre de la charte des Nations Unies, affirmation de notre sympathie à l’égard de toutes nations qui appuieraient notre action libératrice.
 
MOYENS DE LUTTE :
Conformément aux principes révolutionnaires et comptes tenu des situations intérieure et extérieure, la continuation de la lutte par tous les moyens jusqu’à la réalisation de notre but. Pour parvenir à ces fins, le Front de libération nationale aura deux tâches essentielles à mener de front et simultanément : une action intérieure tant sur le plan politique que sur le plan de l’action propre, et une action extérieure en vue de faire du problème algérien une réalité pour le monde entier avec l’appui de tous nos alliés naturels. C’est là une tâche écrasante qui nécessite la mobilisation de toutes les énergies et toutes les ressources nationales. Il est vrai, la lutte sera longue mais l’issue est certaine. En dernier lieu, afin d’éviter les fausses interprétations et les faux-fuyants, pour prouver notre désir de paix, limiter les pertes en vies humains et les effusions de sang, nous avançons une plate-forme honorable de discussion aux autorités françaises si ces dernières sont animées de bonne foi et reconnaissent une fois pour toutes aux peuples qu’elles subjuguent le droit de disposer d’eux-mêmes.
1) La reconnaissance de la nationalité algérienne par une déclaration officielle abrogeant les édits, décrets et lois faisant de l’Algérie une terre française en déni de l’histoire, de la géographie, de la longue, de la religion et des mœurs du peuple algérien.
2) L’ouverture des négociations avec les porte-parole autorisés du peuple algérien sur les bases de la reconnaissance de la souveraineté algérienne, une et indivisible.
3) La création d’un climat de confiance par la libération de tous les détenus politiques, la levée de toutes les mesures d’exception et l’arrêt de toute poursuite contre les forces combattantes.
 
EN CONTREPARTIE :
1) Les intérêts français, culturels et économiques, honnêtement acquis, seront respectés ainsi que les personnes et les familles.
2) Tous les français désirant rester en Algérie auront le choix entre leur nationalité et seront de ce fait considérés comme étrangers vis-à-vis des lois en vigueur ou opteront pour la nationalité algérienne et, dans ce cas, seront considérés comme tels en droits et en devoirs.
3) Les liens entre la France et l’Algérie seront définis et feront l’objet d’un accord entre les deux puissances sur la base de l’égalité et du respect de chacun. Algérien ! nous t’invitons à méditer notre charte ci-dessus. Ton devoir est de t’y associer pour sauver notre pays et lui rendre sa liberté ; le Front de libération nationale est ton front, sa victoire est la tienne. Quant à nous, résolus à poursuivre la lutte, sûrs de tes sentiments anti-impérialistes, nous donnons le meilleur de nous-mêmes à la patrie.
 
1er Novembre 1954
Le Secrétariat national
 

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Comment peut-on célébrer une fête aussi prestigieuse que le  grandiose 1er Novembre 1954 sans évoquer le parcours glorieux du Front de Libération Nationale  ! (le FLN-Historique)

Il n’est pas aisé de citer ou de cerner l’immensité de la tâche telle que définie par une poignée d’hommes, des algériens comme il y en a si peu, qui avaient décidé avec l’aide d’Allah de chasser le colonialisme français de notre pays, en déclenchant durant la nuit de la Toussaint rouge, une des plus prestigieuse révolution que le monde n’en avait jamais vu par ailleurs !   Un Casus Belli en bonne et due forme…

 
Je voudrais publier ici, un exposé que j’avais écrit le 20 janvier 2010 sur le FLN historique, un parti méconnu…Cet exposé, sans être exhaustif m’avait pris un temps non négligeable et des efforts dans la recherche. Le sujet étant très vaste, j’ai essayé de ne m’en tenir qu’à l’essentiel. J’espère qu’il vous sera d’une quelconque utilité…
 
N’étant pas historien et malgré une grande vigilance, il se pourrait bien que des anachronismes soient mis en évidence par nos amis lecteurs…Dans ce cas, votre bienveillance me serait d’un grand secours ! Je suis bien disposé à apporter les rectifications nécessaires.
(Goutdemiel)
L’originalité du texte, son analyse, les recherches et la mise en page sont de mon cru ! Veuillez en tenir compte en précisant le site et l’auteur du dossier publié.
Le plagiat tue la propriété intellectuelle…

(Kamel)
 

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Premier chef politico-militaire des Aurès, dirigeant charismatique Mostefa Ben Boulaïd est né en 1917 près d’Arris dans les Aurès.
Parti en France à vingt ans, mobilisé durant la Seconde Guerre mondiale, il est réformé pour blessures en 1942…

Il revient au pays avec le grade d’adjudant et se consacre au commerce de tissus puis exploite une ligne de cars entre Arris et Batna.
Rejoignant le PPA-MTLD en 1946, il se présente en avril 1948 aux élections à l’Assemblée algérienne.

Il devient vite un l’un des responsables les plus actifs de l’Organisation spéciale (OS) dans les Aurès puis membre du comité central du MTLD en 1953 enfin membre fondateur du Comité révolutionnaire d’union et d’action (CRUA).
Il hypothèque ses biens pour financer la révolution.
Membre fondateur du FLN, il se retrouve à la tête de la Wilaya I (les Aurès) où il dirige le déclenchement de la lutte armée dans la nuit du 1er novembre 1954. Le film revient ainsi sur nombre d’événements qui vont de la fin de la Seconde Guerre mondiale et des massacres qui ont suivi les manifestations du 8 mai 1945 dans l’Est algérien. Il retrace les différentes étapes du déclenchement de la guerre de libération, en  évoquant les rencontres du résistant Mostefa Ben Boulaid avec notamment Messali Hadj, Krim Belkacem, Larbi Ben M’hidi, Mohamed Boudiaf, Didouche Mourad et Chihani Bachir.

Le scénario s’est efforcé de respecter la chronologie des faits historiques sur la guerre d’indépendance, étayés par les témoignages de compagnons et proches du martyr. Sadek Bekhouche, s’est basé sur des documents écrits, des ouvrages d’histoire ainsi que des témoignages des compagnons du chahid, tels que Ammar Bellagoun, Ali Benchaïda et Kamal, le frère de Ben Boulaïd, ainsi que certains membres de sa famille.

Le film, dont le rôle principal a été confié à l’acteur Hacen Kechach, qui incarne le personnage du chahid Ben Boulaïd, évoque plusieurs aspects de la personnalité du martyr, notamment son côté humain et le combat héroïque qu’il avait mené contre le colonisateur français.

En 1955, Ben Boulaid se rend en Libye pour approvisionner les militants en armes. Il est arrêté le 11 février 1955 en Tunisie et est condamné à mort puis emprisonné à la prison centrale de Koudiat.(Constantine) Il s’en évade le 14 novembre 1955, grâce à la complicité d’un gardien de prison, Djaffer Chérif issu de sa région natale, avec plusieurs autres détenus dont Tahar Zbiri.

Il a participé aux deux batailles d’Ifri el blah et Ahmar Khaddou.
Le chahid Ben Boulaïd a dirigé ensuite la Guerre de libération dans la zone Aurès Nememcha jusqu’à sa mort en martyr la nuit du 22 au 23 mars 1956 à l’âge de 39 ans.

Il est enterré à Nara (Arris) wilaya de Batna.

Réflexion

Le film vient combler un vide ! La révolution algérienne mérite plus que cela !
Gloire à nos martyrs.

Trois passages m’ont profondément marqué et ému ! ( j’avais les larmes aux yeux)

-  Sa brève rencontre avec sa femme. Une scène émouvante.
- Alors que Ben Boulaid (Rahimahou Allah) passait ses hommes en revue, ceux-ci par surprise et en son honneur, executèrent la traditionnelle danse chaouï qui ressemble un peu à la Debké libanaise…
- La mort en martyr d’un homme pieux qui a sacrifié toute sa jeunesse pour la noble cause et qui a consacré sa vie pour que vive l’Algérie libre et indépendante…

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Commentaire de Sirine (une lectrice)

Bonsoir Kamel

Bel hommage rendu à une grande figure de l’histoire d’Algérie
Gloire à nos Martyrs qui ont accepté la mort – en ayant une foi profonde -  qu’elle sera utile aux valeurs qu’il défendaient …
Ce film comme tu l’as si bien dit.. comble un vide..pour un peuple assoifé de
connaitre sa veritable histoire….
toutefois il n’a pas été épargné par des critiques que c’est un film qui favorise une orientation un peu simplicite qui ne reflète pas la complexité et la richesse de l’histoire…et que des zones d’ombre entourent des faits qui semblent avoir une autre version par d’autres historiens ….de ce fait ,il suscite beaucoup plus l’interrogation ….Restituer la mémoire par des témoignages et le travail des historiens ces derniers pourront-ils avant d’écrire l’histoire de s’assurer de la cohérence des textes et la concordance des témoignages …pour qu’il ne y’ait pas divergence …Merci

Réponse au commentaire

Sirine, retracer l’histoire d’un géant tel que Ben Boulaid Mostapha n’est pas une mince affaire…
Pour reprendre un peu tes objections légitimes sur le plan historique, il est connu que dans une guerre il y a deux antagonistes ! Chacun essaye, à sa façon de dévaloriser l’autre en occultant ou en falsifiant certaines réalités difficilement vérifiables ! (mort des concernés, manque de preuves ou disparitions des archives…) Pour Ben Boulaid et ses frères de combat (Allah Yarhamhoum), nous savons qu’une guerre qu’elle quelle soit n’est jamais propre ! Une révolution aussi déterminée que celle du FLN ne pouvait être sans bavures…c’était le prix à payer ! On ne fait pas de sentiments !
L’enjeu étant capital ! Au début, c’étaient les idéaux qui dominaient…puis les calculs politiques ont fait leurs petits chemins enfin la soif du pouvoir avait fait le reste ! C’est ainsi…

On ne peut douter de la sincérité de ceux qui ont fait la révolution !
Pour eux, déclencher cette révolution était vital, le reste viendra après…
Le rôle historique de Messali Hadj, ne peut être occulté ! C’est le père du nationalisme algérien.
C’était l’école du militantisme ! Mais chaque époque, a ses propres hommes…
La génération de Novembre 1954 est une race d’hommes qui a su se démarquer de cet éternel attentisme politique et du culte de la personnalité ! (Lire la déclaration du Congrès de la Soummam)
Ben Boulaid et ses compagnons avaient oeuvré pour la mise en place d’une structure qui résistera aux défis du temps ! Tous ceux qui appartenaient à l’Organisation Spéciale venaient du MTLD ! Donc des Messalistes…
C’était le seul courant politique de l’époque.
Le congrès du 14 juillet 1954 en Bélgique, consacra la scission définitive au sein du MTLD. Le FLN n’était pas loin !

Il y a des zones d’ombres, cela est vrai pour toutes les révolutions dans le monde ! Khider, Abane Ramdane, Krim Belkacem, Chaâbani, Ben M’Hidi, Khemisti, Kaïd Ahmed…
C’est aux historiens de faire le travail. Chacun a agi en son âme et conscience en temps opportun et dans les circonstances du moment ! La révolution ayant des impératifs ! Nul n’a le droit de s’ériger en objecteur de conscience !
On a avancé à tort ou à raison que Ben Boulaid n’est pas mort suite à l’explosion du poste émetteur piégé. Sur quoi se sont-ils basés ?
Le scénariste du film affirme, que les témoignages des compagnons de Ben Boulaid sont formels !
Certains voudraient à tout prix, lier le nom de Ben Boulaid à celui de Messali ! Pourquoi ?
A mon avis,  Messali Hadj a été dépassé par les évènements et n’a pas eu le réflexe salutaire ! Par ailleurs, le MNA (parti de Messali créé juste après la dissolution du MTLD et en réponse à l’émergence du FLN) avait férocement combattu le FLN ?! Plusieurs milliers de morts…
Pourquoi ? Parce que le temps du messalisme était révolu !

Dans ce film, Rachedi donne la parole à Hadj Ben Alla (de l’oranie) qui n’avait pas assisté à la réunion des 21 (CRUA) Pourquoi donc cette supercherie ? Sur injonction de qui ?
- Mechati et Bouadjadj sont quant à eux, formels  sur ce point ! Hadj Ben Alla était absent !
Trois régions étaient représentées :

- le constantinois (16 membres)

- l’algérois (04) membres)

- l’oranie (01 seul membre).

Quelques soient les critiques, la révolution a été portée à bout de bras par des hommes simples, avec des moyens simples et elle a pu triompher face à une grande puissance coloniale.

Gloire à nos valeureux martyrs !

Ps: ce film n’est pas un documentaire ! C’est film qui se veut biographique et…commercial !

!

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« Bouteflika, Khadafi, Assad, Saleh et Moubarak… » totalisent à eux seuls 127 ans d’exercice du pouvoir ! Le vétéran Khadafi a pris le pouvoir en 1969, le plus jeune Assad, l’a hérité de son père en 2000.
Tous s’y accrochent pour la vie…


Moubarak a 82 ans. Assad lui est âgé de 46 ans.
Ils sont tous parvenus au pouvoir par des élections truquées ou par des coups d’état !
Aucune légitimité !

Balayé par une révolution populaire après 23 ans de pouvoir, Ben Ali est le premier président à jeter l’éponge, suivi de Moubarak…

En liste d’attente, les autres suivent avec attention les différentes péripéties qui secouent le monde arabe !

 

 

A qui le tour ?

 

Liste de quelques potentats célèbres…

 

Abdelaziz Bouteflika :

73 ans, élu en avril 1999. L’ancien ministre des Affaires étrangères sous Boumediene est revenu aux affaires après vingt ans d’une « traversée du désert » passée entre Genève, Dubaï, Paris et Alger. Adoubé par l’armée, il a été élu en 1999 puis réélu en 2004.

Alors que la constitution de son pays limitait l’exercice présidentiel à deux mandats, Bouteflika a imposé une révision de la loi fondamentale en novembre 2008 pour supprimer la limitation des mandats.
Il a été réélu en avril 2009 avec le score soviétique de 90,24 %.  Malade, Bouteflika
aspire sûrement à finir ses jours à la tête de l’Etat.
Son frère Saïd ne cache pas son ambition pour la relève…


Mohamed Hosni Said Moubarak :

82 ans, élu en octobre 1981. Vice-président du président Anouar Sadate, il lui succède le 14 octobre 1981, juste après son assassinat.
Moubarak est réélu régulièrement depuis lors en 1987, 1993, 1999 et en 2005, toujours
avec des scores fleuves (+ de 80%)
Son désir de voir son fils fils Gamal 46 ans, assurer sa succession tombe à l’eau à la suite de sa démission forcée !


Mouamar El Khadafi :

69 ans est un ancien capitaine autoproclamé colonel. Il s’est emparé du pouvoir le 1er septembre 1969, à l’âge 27 ans, par un coup d’État contre le roi Idriss Ier, qui se trouvait en Turquie pour soins médicaux.
Imprévisible, le guide de la Révolution libyenne a privatisé son pays pour le transformer
en propriété familiale. Il a dirigé son pays d’une main de fer. Il est considéré par les
occidentaux comme le responsable  de l’attentat de Lockerbie en 1988 et de l’attentat
contre le vol 772 Uta en 1989 qui ont coûté la vie à 440 civils dont 196 Américains et 57
Français.


Ali Abdallah Saleh :

69 ans, porté au pouvoir en juillet 1978 après le coup d’Etat qui s’est soldé par l’assassinat des présidents Ibrahim al-Hamdi et Ahmad al-Ghashmi.
C’est le premier président élu du pays en 1999 avec 96 % des voix.
Sept ans après, il est réélu le 22 septembre 2006 avec 77,2% des suffrages.
Chez la famille Abdallah, le pouvoir est une affaire de famille.
Son fils aîné Ahmed Ali Salah général de brigade, est le commandant de la Garde républicaine du pays et des forces spéciales. Il est l’émissaire de son père dans le monde arabe. Ses trois neveux s’occupent de la sécurité nationale, des forces centrales de sécurité et de la garde présidentielle. Quant à son demi-frère, il dirige tout simplement l’armée de l’air.


Bachar Al-Assad :

46 ans est élu à 97,62 % en juillet 2000.
Le cadet des dictateurs à vie est le fils cadet de l’ancien dictateur syrien Hafez Al-Assad. (1930-2000) Bachar Assad ne semblait pas voué à la politique. Son père pensait plutôt à son fils aîné, Bassel mais celui-ci meurt dans un accident de voiture en 1994.
Hafez Al-Assad fait appel à Bachar, fraichement diplômé en ophtalmologie à Londres.
Après une formation soutenue à l’académie militaire Homs, il devient colonel en 1999.
À la mort du dictateur en 2000, le parlement syrien amende la constitution pour abaisser

l’âge minimum du candidat à la présidentielle de 40 à 34 ans.
Bachar est promu deux jours plus tard général en chef des forces armées syriennes.
Le parlement le propose président le 25 juin 2000.
Il est reconduit après sa victoire avec 97,62% de voix lors d’un référendum présidentiel

organisé le 27 mai 2007.  Il est là pour…la vie !


Saddam Hussein :

Né en 1937 à Tikrit, au nord de Bagdad est marié et père de quatre enfants.

Deux des ses fils avaient un rôle influent dans la vie politique irakienne.
Le premier, Oudaï, élu à la Chambre dans une circonscription de Bagdad était rédacteur en

chef du journal Babel, un des principaux quotidiens officiels, directeur de Shabab TV, la

télévision de la Jeunesse, président de l’Association irakien de photographes, directeur

du Comité olympique et de l’équipe nationale de football, de l’Union des jeunes et de l’

Union nationale des étudiants irakiens. Petit à petit, Qousaï, le fils cadet de Saddam, s’est vu désigné comme l’héritier, au dépends de son frère.
A l’âge de 25 ans il avait été chargé de la répression contre les Chiites, qui s’étaient

soulevés après que l’armée irakienne ait été chassé du Koweït. Après la tentative d’

assassinat qu’avait essuyé son frère en 1996, sa position d’héritier fut assurée.

Qoussaï dirigeait deux des plus importantes organisations irakiennes destinées à maintenir la domination du régime en place : le Conseil de sécurité nationale et le Comité spécial de sécurité. En 1997, il avait pris la tête des miliciens Fedayin, une unité paramilitaire créée par son frère. Qoussaï dirigeait également la garde républicaine. En mai 2001, il avait été nommé directeur adjoint des services militaires du parti Baath et commandant régional en chef. A la veille de l’attaque américaine en mars 2003, Qoussaï avait été chargé par Saddam du contrôle de quatre régions vitales, dont Bagdad et Tikrit. Les deux frères auraient été impliqués dans la lucrative contrebande de pétrole pendant l’embargo international.
Le 23 juillet 2003, Oudaï et Qoussaï, les deux fils de Saddam Hussein sont tués lors de

l’assaut de la résidence dans laquelle ils ont été localisés, aux environs la ville de Mossoul (nord de l’Irak).

 


 

François Duvalier – « Papa Doc » – ( 14/04  1907  – 21/04/ 1971)

Il fut Président d’Haïti de 1957 à 1964 soit durant une période de six (06) ans avec le soutien de l’armée et sur un programme populiste, utilisant une stratégie « pro-négritude » pour défier l’élite des mulâtres et faire appel à la majorité afro-haïtienne.
Puis de 1964 jusquà sa mort en 1971 (07 ans) il est « Président à vie » et applique un régime dictatorial. Son règne fut empreint de corruption et marqué par l’utilisation de milices privées, les tontons macoutes !
Après un coup d’état manqué à la mi-1958, l’armée est purgée et la Milice Volontaire pour la Sécurité Nationale (les Tontons macoutes) est créée. Son organisation s’inspirait des chemises noires de l’Italie fasciste.
En 1961, Duvalier réécrivit la constitution et organisa une élection à candidat unique avec 1,32 millions de voix pour lui (et 0 contre).
En 1966, il persuada le Vatican de le laisser nommer la hiérarchie catholique haïtienne. Perpétuant un nationalisme noir, cela lui permis également de renforcer son emprise sur l’île par le contrôle des institutions religieuses.
En 1970, François Duvalier malade, modifie la Constitution d’Haïti en faveur de la  succession de son fils : Jean-Claude Duvalier.
Après  13 ans de pouvoir absolu (1958-1971) le dictateur François Duvalier meurt et le lendemain, son fils Jean-Claude « Bébé doc » âgé de 19 ans, lui succéda avant d’être chassé par une révolte populaire. Le petit dictateur a régné de 1971 à 1986. Exilé en France, il projette de revenir au pouvoir grâce à des appuis extérieurs.


Rafik El Hariri est assassiné en 2005 au Liban et bien entendu, c’est son fils Saad Hariri qui lui succède…


Benazir Bhutto en 2007 a succédé à son père, le président Zulfikar Ali Bhutto à la mort

de celui-ci, et qui a été elle-même remplacée par son propre mari, l’actuel président du

Pakistan, Asif Ali Zardari, lorsqu’elle a été assassinée…en 2007 !


Karim Wade, fils du président sénégalais octogénaire Abdoulaye Wade, attend patiemment l’heure de la relève malgré l’opposition farouche de tous les Sénégalais.

 

Gnassingbé Eyadéma, ayant pris le pouvoir dans un sanglant coup d’Etat, règne sur le Togo depuis 38 ans !  En 2005, son fils Faure Gnassingbé lui succède à la tête de l’état…

 

Omar Bongo meurt en 2009 après 30 ans au pouvoir !
Son fils Ali Bongo le remplace comme président du Gabon…


Raul Castro succède à Fidel Castro qui lui a transmis les rênes du pouvoir.


T. Obiang Nguema 32 ans au pouvoir. Guinée Equatoriale.
C’est l’un des chefs d’Etat les plus puissants d’Afrique.
En 1969, son oncle, Francisco Macías Nguema élu président de la République, lui offre le

poste de commandant de l’armée et des régions militaires de la capitale. L’année suivante, grâce à son oncle, il est promu au ministère de la Défense en tant que directeur général de l’approvisionnement et de la planification. En 1975, il prend la tête des forces armées puis est nommé vice-ministre des Forces armées populaires en 1979.

La même année,il…renverse son oncle, prend le pouvoir comme président du Conseil

militaire suprême, avant d’être nommé président de la République en 1982.

C’est ce qu’on appelle « mordre la main nourricière »


José Eduardo dos Santos 32 ans au pouvoir. Angola.
Né à Sambizanga (Luanda) le 28 août 1942, il exerce les fonctions de président de la

République depuis le 10 septembre 1979. Dos Santos succède par désignation au père de

l’indépendance angolaise Agostinho Neto, mort en 1979, et devient président du Mpla le 10 septembre 1979. Pendant plusieurs années, il combattra son rival de l’Unita, Jonas

Savimba. Après son assassinat en 2002, il règnera en maître absolu sur l’Angola.


Paul Barthélemy Biya’a Bi Mvondo, 29 ans au pouvoir. Cameroun.
Il est né le 13 février 1933 à Mvomeka’a.
C’est le second président de la République du Cameroun depuis le 6 novembre 1982.

Dès 1962, le président Ahmadou Ahidjo le désigne en qualité de chargé de mission à la

Présidence de la République dans le gouvernement.
En 1968, il est nommé ministre secrétaire général à la Présidence.
En 1975, il est Premier ministre d’Ahidjo puis devient président de la République le 6

novembre 1982 après la démission du président Ahidjo le 4 novembre 1982.


Robert Gabriel Mugabé 24 ans au pouvoir. Zimbabwe.
Il est né le 21 février 1924 en Rhodésie du Sud.
Après avoir été Premier ministre de 1980 à 1987, il est élu président de la République le

31 décembre 1987. En 1963, Mugabe, crée son propre parti, le Zimbabwe African National

Union (ZANU), avec le révérend Ndabaningi Sithole et l’avocat Herbert Chitepo.
En 2000, Robert Mugabe soumet à la population une nouvelle constitution incorporant

notamment une réforme agraire avec des expropriations sans compensation et, surtout, une amnistie permanente aux militaires et aux membres du gouvernement.
Les organisations internationales l’accusent de violation des droits de l’homme.


Blaise Compaoré, 24 ans au pouvoir. Burkina-Faso.
Ce militaire formé à l’Emia est né le 3 février 1951 à Ziniaré, un village au nord de

Ouagadougou. Il est le fondateur de l’actuel parti au pouvoir, le Congrès pour la

démocratie et le progrès. Son nom est régulièrement associé  au meurtre de Thomas

Sankara. Il a été élu président de la République en 1991, dans une élection qui a été

boycottée par l’opposition. il a été réélu en 1998, en 2005 et en 2010.
Il a pris le pouvoir le « Jeudi noir » 15 octobre 1987, lors d’un coup d’État sanglant au

cours duquel Sankara, son prédécesseur à la tête de l’État, a été tué. Compaoré a décrit

le meurtre de Sankara comme un « accident » !

Cependant, cette affirmation est largement contestée.


Omar Hassan El Béchir. 22 ans au pouvoir. Soudan.
Il  est né le 1er janvier 1944 à Hosh Bonnaga.
Il accède au grade de général dans les années 1980 et mène le coup d’État militaire de

1989 qui renverse le Premier ministre élu Sadeq al-Mahdi.
Tous les partis politiques ainsi que le Parlement sont dissous.

El-Béchir prend la tête du Conseil du commandement révolutionnaire pour le salut national nouvellement établi ainsi que les fonctions de chef de l’État, Premier ministre, chef des forces armées et ministre de la Défense avant de devenir officiellement président de la République le 16 octobre 1993. D’abord allié à l’islamiste Hassan al-Tourabi, el-Bechir le met à l’écart, avant de l’incarcérer en 1999.

 

Islom Abdug‘aniyevich Karimov. 21 ans au pouvoir. Ouzbékistan.
Il est né le 30 janvier 1938 à Samarcande.
C’est le président de la République d’Ouzbékistan depuis  le 24 mars 1990.
Il adhère en 1964 au Parti communiste de l’Union soviétique.
Les Ong présentes dans la région, ainsi que l’Onu dénoncent les tortures, le manque de

démocratie, la répression contre l’opposition politique et religieuse, le manque de

liberté de la presse en Ouzbékistan sous la coupe de Karimov.


Meles Zenawi. 20 ans au pouvoir. Ethiopie.
C’est lui qui était le porte parole de l’Afrique au sommet de Copenhague sur le

changement climatique. Meles Legesse Zenawi est né  le 8 mai 1955 à Adoua.
Il est Premier ministre depuis le 23 août 1995.  Après la chute officielle du régime du

Derg le 28 mai 1991, il devient président du gouvernement de transition jusqu’au 22 août

1995. Sa présidence sera également marquée par la sécession de l’Érythrée après

référendum en 1993 et l’adoption d’une nouvelle Constitution en 1994.

L’Éthiopie devient officiellement la République fédérale démocratique d’Éthiopie.

 

Idriss Déby Itno. 20 ans au pouvoir. Tchad.
Il est né en 1952.
Le 7 juin 1982, Habré entre dans Ndjamena avec Déby à ses côtés, poussant le président

Goukouni Oueddei à s’exiler en Algérie. Promu Lieutenant-colonel, il se rend en France où

il suit les cours de l’École de guerre inter-armées.
De retour au Tchad, il est nommé conseiller d’Habré pour la défense et la sécurité.
Le 2 décembre 1990, avec l’appui de la France, il chasse du pouvoir son ancien compagnon

d’armes Hissène Habré après une période de lutte armée menée à partir du Soudan et le

remplace le 4 décembre avec le titre de président du Conseil d’État.
Il est ensuite désigné président de la République du Tchad le 28 février 1991 après

l’adoption de la Charte nationale.


Than Shwé. 19 ans au pouvoir. Birmanie.
Il est né à Kyaukse le 2 février 1933. Il  est le plus haut dirigeant de la junte du Myanmar (Birmanie). En 1960, il est promu capitaine. Après le coup d’État qui évince lepremier ministre ministre en 1962, il continue à monter dans les rangs : Il est lieutenant-colonel en 1972, colonel en 1978, commandant du district militaire du Sud-Ouest en 1983, vice-chef de l’état-major de l’armée, général de brigade et vice-ministre de la défense en 1985 et enfin général-major en 1986. Il obtient aussi un siège parmi les dirigeants du parti du comité central exécutif. Le 23 avril 1992, il succède au général Saw Maung comme président du Conseil d’État pour la restauration de la loi et de l’ordre.

Il a gardé la tête de cette institution au moment de sa seconde nomination en Conseil

d’État pour la paix et le développement en 1997.

Il a cumulé cette fonction avec le poste de Premier ministre jusqu’en 2003.

 

Issayas Afwerki. 18 ans au pouvoir. Erythrée.
Né le 2 février 1946 à Asmara (alors en Éthiopie), il est président de l’Érythrée depuis

son indépendance le 24 mai 1993. Issayas Afewerki est le secrétaire général du FPLE

depuis 1987. Lorsqu’en 1993, après près de trente ans de lutte, l’Érythrée devient

indépendante. Issayas Afewerki en devient président.


Aleksandre Lukashenko. 17 ans au pouvoir. Biélorussie.
Né le 30 août 1954, il est l’actuel président de Biélorussie.
Élu le 20 juillet 1994 et réélu en 2001 et 2006, il  est controversée en raison du manque

de liberté politique sous sa présidence. Ses détracteurs le qualifient d’autoritaire et

dictatorial.


Yahya Abdul-Azziz Jemus Junkung Jammeh. 17 ans au pouvoir. Gambie.
Il est né le 25 mai 1965 à Kanilai. Lieutenant de l’armée, il accède au pouvoir à la faveur d’un coup d’État le 22 juillet 1994, qui renverse Dawda Jawara.
Son pays, est devenu une plaque tournante du trafic de drogue en Afrique.
Le 15 mai 2008, Yahya Jammeh exige que tous les homosexuels quittent le pays.
Jammeh est classé comme un obstacle de la liberté de la presse par l’organisation

Reporters sans frontières, depuis la promulgation de deux lois restreignant en 2004 et

2005, cette liberté, ainsi que depuis l’assassinat (non élucidé) du journaliste Deyda

Hydara, un opposant à Jammeh, en décembre 2004.

 


Ces « fils de… » peuvent avoir des ambitions politiques légitimes dans un contexte démocratique. Cependant, ce qui est blâmable, c’est le népotisme, c’est-à-dire l’obtention d’un poste en fonction du nom de famille et du  parrainage…

 

 

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NasrEddine Dinet (1861-1929)


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