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La mission apologétique du Messager d’Allah
Les premiers adeptes
Le Messager d’Allah commença son prosélytisme avec les membres de sa famille et ses intimes.
- La première femme à embrasser l’islam fut son épouse Khadidja.
- Le premier enfant fut son cousin Ali.
- Le premier esclave libéré fut Zayd.
- Le premier homme libre à embrasser l’islam, était Abou Bakr Essediq.
Premières prédications publiques
Puis le Messager d’Allah dénonça ouvertement l’idolâtrie.
Qoreïch réalisa qu’il attirait de plus en plus de fidèles parmi les pauvres ce qui représentait une menace à ses croyances et à sa prospérité.  Une guerre ouverte, ne pouvait pas servir ses intérêts. L’unité du clan était primordiale. Ils décidèrent d’attendre le moment propice. De toute façon, le clan Hashim, s’opposerait à toute velléité agressive…
1/La guerre psychologique
Les polythéistes de Qoreïch utilisèrent la moquerie, la raillerie et la dérision pour essayer de dissuader les plus faibles. Son oncle Abou Talib lui conseilla alors de laisser tomber son prêche afin de ne pas compromettre sa sécurité et celle de son clan mais Mohammed lui dit :
- « Ô mon oncle, je jure par Allah que même s’ils déposaient le soleil dans ma main droite et la lune dans main gauche pour me faire renoncer à cette affaire, je n’y renoncerais jamais, jusqu’à ce que Allah la fasse triompher ou que j’y perde la vie. »
La tension augmenta dans la cité…
2/La persécution des plus pauvres. Â
Les quatre premières années, les convertis provenaient surtout de milieux pauvres et étaient incapables de se défendre.
Le refuge abyssin
Le Messager d’Allah invita tous ceux qui le pouvaient à émigrer en Abyssinie. (Éthiopie) Le chrétien Négus était un roi juste et pieux.
Cette alliance avec une puissance étrangère irrita davantage Qoreïch. Ils demandèrent au Négus d’extrader ces musulmans.
Adorant le même Dieu que les musulmans, le Négus ne put retenir ses larmes, en écoutant la récitation de quelques versets du Coran relatifs à la vierge Marie. Il dit :
« En vérité, cela provient de la même source que ce que Jésus a apporté. »
===> Après les persécutions et l’exil forcé, Qoreïch proposa au Messager d’Allah un deal.
3/La corruption
- Le Messager d’Allah devait disaient-ils inclure leurs divinités dans sa nouvelle religion et ainsi leur permettre à tous de se convertir ! Eux en retour, feraient de Lui un roi, s’il consentait à ménager un peu leurs idoles.
4/Le blocus économique
Devant l’obstination du Messager d’Allah, l’oligarchie mecquoise décida d’imposer un blocus économique des plus sévères contre tout le clan des Hashim. Ce boycott dura trois ans.
Premières alliances
- Le premier serment d’Aqaba
Premier ambassadeur à Yathrib (Médine) Mous’ab ibn ‘Omayr.
- Le deuxième serment d’Aqaba
El ansars jurèrent de le défendre comme s’ils devaient défendre leur propre vie, celles de leurs épouses et de leurs enfants. « C’est le Serment de la guerre »
L’émigration vers Médine (L’Hégire)
Les ansars invitèrent le Messager d’Allah à venir s’installer à Yathrib (Médine), c’est la Hidjra ! Les musulmans sortirent discrètement de la Mecque et entreprirent le voyage jusqu’à Yathrib.
Confiscations des biens de tous les émigrés
Qoreich s’empresse de confisquer et de saisir tous les biens des musulmans qui avaient émigrer à Médine avec le Messager d’Allah et les a déchus de tous leurs droits…
5/Les coalisés lancent un appel au meurtre
La mort d’Abou Talib a fragilisé la position sociale du Messager d’Allah.Qoreïch décida finalement de supprimer Mohammed.
6/Le lynchage
De jeunes hommes, choisis parmi différents clans, devaient lui porter chacun un coup mortel. Ainsi, son sang se retrouverait sur chacun d’entre eux. Le clan des Hashim ne pourrait exiger le prix du sang de toutes les tribus incriminées ni les combattre.
Cette façon d’agir il y a plus de quatorze siècles était sans précédent !
Certains affirment qu’au 18eme siècle, aux Etats-Unis le juge de paix William Lynch, pas très convaincu de la justice de l’époque, décida d’utiliser une autre forme plus expéditive ! On arrête le suspect, un procès sommaire et une « exécution collective » en bonne et due forme ! Vite et bien…
===> De son nom, serait né le mot lynchage concernant « le meurtre collectif » mais Qoreich sous l’inspiration diabolique de Abou Djahl, l’avait bel et bien devancé de plusieurs siècles déjà …
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Fantastique ! Époustouflant ! Fabuleux !
Un haut dirigeant arabe rejette ouvertement et publiquement un autre mandat présidentiel !
Après treize (13) ans de règne sans partage au Yémen du Nord (après l’assassinat de Ahmed El Ghashmi (le 24 juin 1978) puis président de tout le Yémen après la réunification en 1990, le président Ali AbdAllah Salah annonce publiquement dans son discours du 17 juillet 2005, son intention de quitter la présidence !
Du jamais vu !
Les slogans qui revenaient sans cesse dans son discours, étaient :
- Démocratie…
- Alternance…
- Ouverture…
- Émancipation…
Sa décision était sans appel ! Quel courage…
Même devant le 7e Congrès général qui s’était tenu à Aden du 15 au 17 décembre 2005 et malgré toutes les supplications, le preux démocrate resta inflexible !
Pour la première fois donc dans l’histoire des pays arabes, un président arabe annonce clairement son intention de partir ! Unique dans les annales !
Ils sont TOUS venus au pouvoir par la voie des ARMES ! Pauvre Yémen !
Qui va maintenant, pourvoir aux affaires du pays ? Quel gâchis !
Non, non et non ! Cela ne se passera pas comme ça…
Rassurez-vous chers amis lecteurs ! Vous avez eu chaud ! Je le sais !
Le vénérable peuple yéménite veille jalousement sur les valeurs patriotiques du pays ! Un million de ses enfants est « spontanément » venu le supplier…de rester !!! Oui, IL ne peut pas partir ainsi ! IL est indispensable pour le pays…
En effet, durant la tenue du Congrès extraordinaire qui s’était tenu du 21 au 24 août 2006, c’est en larmes que ce peuple valeureux est venu spontanément supplier son preux leader de ne pas le quitter, en si bon chemin ! Après vingt huit ans d’une parfaite idylle, la séparation serait trop douloureuse…
Mais enfin quoi ? Faut bien lui rendre ça ! Non ?
Donc, chers amis, dormez bien sur vos deux oreilles ! Le président reste !
C’est décidé oui, il ne part plus ! Quel bonheur !
Eh, oui ! L’appel du devoir a été le plus fort ! Et, les supplications spontanées de ce brave peuple ont sincèrement ébranlé, le stoïcisme de notre inamovible frère président qui ému par tant de sollicitude n’a pas pu éviter de verser une larme historique…
Un véritable scoop !
Pour rappel, cette larme recueillie par les proches du frère président, sera reversée dans un musée et jalousement gardée comme relique, pour les générations futures !
L’histoire, il n’y a que ça qui compte…
Le peuple réuni spontanément sur l’esplanade du recueillement, avait beaucoup de chagrin !
Non, tous nos braves dirigeants arabes doivent rester à VIE au pouvoir !
On n’a pas idée ! Et, qui les remplacera si d’emblée l’idée de partir germait dans leurs précieuses neurones ! Oh, mon Dieu ! Qu’Allah nous en préserve !
Non, non ! Restez, Please ! De grâce, restez !
- Nous serons sages ! Rien !
- Nous ne demanderons rien !
- Pas d’augmentation de salaires !
- Pas de libertés supplémentaires !
- La démocratie, c’est pourquoi faire ?
Nous serons bien heureux de vous voir à la télévision !
Notre grand bonheur c’est que vous restez au pouvoir !
Vous voulez changer la constitution ! Faites ! Et, qu’Allah vous bénisse !
Nous savons que c’est difficile la gestion d’un pays mais vous ne pouvez pas aller contre la volonté du peuple, c’est difficile !
Qu’Allah vous protège…
Nos valeureux dirigeants ont quelques points en commun :
- Ils sont là , au pouvoir…à vie !
- Ils sont venus au pouvoir par les armes !
- Ils ne lâcheront le pouvoir que par les armes !
- Ils ne connaissent ni rémission ni démission !
- Seule, la mort mettra fin à leur mission !
Alors, ce jour là , qui les remplacera au pouvoir ?
Le 1er mars 2011, les députés devaient examiner, une révision constitutionnelle proposée par les parlementaires du Congrès populaire général (CPG) susceptible d’ouvrir la voie à une élection à vie du président. AbdAllah Salah s’en défend et annonce ce mercredi 2 février 2011 qu’il ne briguera pas un nouveau mandat et qu’il quittera le pouvoir avant 2013.
L’opposition qui rassemble désormais les partisans d’un islam politique, les rebelles chiites schismatiques du Nord, les sudistes socialistes, les indépendantistes ou des sécessionnistes, propose une seule alternative avec un seul mot d’ordre : » Pouvoir Dégage ! »
Ali AbdAllah Salah ne l’entend pas de cette oreille et c’est un bain de sang quotidien depuis…
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